La pourpre et le noir : un film américain de Jerry London (1983)

Je vous expose aujourd’hui un film que j’ai vu à la télévision pour la première fois quand j’avais 15 ans. Des années après, je l’ai toujours encore en mémoire. J’avais eu l’occasion de le raconter plusieurs fois à une amie.

Devinez quoi ?  Elle m’a offert le DVD de ce film pour mon anniversaire il y a de cela 4 ans.C’est un film que j’apprécie énormément.

Lorsque que je l’ai regardé la première fois, je ne savais pas qu’il était tiré d’un livre, celui de JP Gallagher et basé sur une histoire vraie.

Je vous raconte tout le film, donc ceux qui désirent le voir et aiment le suspense lisez seulement les 5 premiers paragraphes.  Mon article est un spoiler du film 😃😁😁😁😁😁

Synopsis :

L’histoire débute en 1943 à Rome.La ville est placée sous occupation allemande.  C’est le colonel Herbert Kappler qui commande la Gestapo dans cette ville romaine. Comme partout où règnent les nazzis, la terreur est présente. Il y a des rafles partout. Les résistants sont traqués.

Herber Kappler s’installe dans une belle demeure avec sa femme et ses deux enfants. Il est amoureux de Rome et est fier de dire à son fils que Rome lui appartient et qu’ils y resteront pour toujours. Lors d’une visite au musée avec son fils il lui confie : « L’empire romain n’a pas survécu mais le IIIème Reich survivra et toi tu me succéderas ». Il est persuadé qu’il anéantira rapidement tous les réseaux de résistance de Rome.

Le Vatican, dirigé par Pie XII, se cache derrière sa neutralité et laisse faire les allemands. Mais un prélat, Monseigneur O’Flaherty décide de rentrer en résistance. Il cache notamment des Juifs et des prisonniers de guerre évadés et des résistants. Il dirige ainsi tout un réseau de résistants avec l’aide d’une veuve Francesca et ses deux filles, des religieuses, le père Morosini, le père Vittorio, deux soldats britanniques évadés, etc…

Lorsque le colonel Kappler découvre que Mgr O’Flaherty est à la tête de ce réseau , il met tout en œuvre pour l’arrêter. Mais la tâche se transforme en un véritable jeu du chat et de la souris. Le prélat a plus d’un tour dans son sac.

Cette traque vire à l’obsession pour le colonel d’autant plus que ses supérieurs à savoir Hitler et Himmler lui demandent des comptes.

Le colonel tombe dans une rage folle lorsqu’il apprend qu’il a lui-même ordonné la libération d’un prisonnier. En effet, lors d’une soirée à l’opéra, il accorde une autographe au prélat. Il avait en fait signé l’autorisation de sortie du prisonnier sans s’en rendre compte.

Il décide de restreindre la liberté du Mgr en traçant une ligne blanche devant le Vatican : si le prélat franchit cette ligne, ordre est donné de le capturer mort ou vif. Kappler ira même à le viser à l’aide d’une carabine pendant plusieurs minutes alors qu’il se tient devant la ligne.

Mais O’Flaherty ne se laisse pas influencer : il se déguise en charbonnier, en clochard, en facteur, en éboueur et même en religieuse afin de sortir hors du Vatican.

A l’approche des alliés, Kappler avoue à sa femme qu’il faut qu’elle se prépare à fuir Rome rapidement. Cette dernière tombe des nues et devant son incrédulité, il s’emporte. Elle est paniquée et comprend que la belle vie qu’elle menait jusqu’à présent est terminée.

Il parvient à avoir un ultime face à face au Colisée avec le Mgr et lui implore de sauver sa femme et ses enfants s’il croit ce qu’il prône. Ce dernier lui rappelle tout le mal qu’il a fait et lui dit que sa femme et ses enfants sont une émanation de lui-même et donc des monstres. Ce à quoi le colonel réplique qu’il n’a fait que son devoir de soldat et qu’il y a deux sortes de personnes : ceux qui dirigent le monde et les moutons. Le prélat l’envoie au diable et s’en va.

Fou de douleur, le colonel fait toute une diatribe sur la religion et ses mensonges.

Capturé, il sera condamné à la prison à vie. Au cours de son interrogatoire, il apprendra que sa famille a trouvé refuge en Suisse. Il comprend alors que le prélat a aidé sa femme et ses enfants à s’évader !

Condamné à la prison à vie, il ne recevra qu’une seule visite mensuelle : celle de de Mgr O’Flaherty. En 1959, il se convertira au catholicisme.

Mon avis :

Comme je l’ai dit j’aime beaucoup ce film :

  • Le jeu du chat et de la souris entre le prélat joué par Grégory Peck et le colonel joué par Christopher Plummer est parfois comique. Notamment lorsque le Mgr revêt plusieurs déguisements afin de pouvoir sortir du Vatican
  • Lorsque que le Mgr se promène Bible à la main le long de la ligne blanche et nargue le colonel qui l’observe par la fenêtre d’un immeuble situé en face du Vatican : la scène est cocasse
  • L’atmosphère propre aux films sur la seconde guerre mondiale : on ressent bien l’ambiance de terreur que produisait la présence de l’armée allemande
  • La peur ressentie lorsque les résistants sont à l’œuvre : on a vraiment l’impression d’être là avec eux au cœur de l’action
  • La famille du colonel : la femme est hautaine et possède l’assurance pathétique des gens  riches. On a presque pitié d’elle : elle ne semble même pas s’apercevoir que c’est la guerre. Elle vit dans un luxe honteux. Quant à ses 2 enfants : ils sont pourris gâtés. On a presqu’envie de rire sauf qu’on se rappelle tout de même que des familles comme ça ont vraiment existé pendant la guerre. Pire, il y en a encore beaucoup aujourd’hui !
  • La musique qui rythme le film : Ennio Morricone est un génie !

Toutefois, ce film peut ne pas plaire à ceux qui aiment la modernité. C’est un film de 1983 et la colorisation le prouve bien : les couleurs sont un peu pâles. En outre, si on compare ce film à la Liste de Schindler de Steven Spielberg par exemple, on risque de le trouver un peu pâlichon au sens propre comme au sens figuré.

Une citation :

  • « La gloire ne revient pas à ceux qui la mérite ». C’est le pape Pie XII qui prononce cette phrase devant Mgr O’Flaherty avant de se rendre au balcon pour saluer la foule lors de la Libération de Rome.

Alors Pie XII a-t-il vraiment prononcé cette phrase ?

Je ne sais pas. Malgré mes recherches, je n’ai rien trouvé à ce propos. Mais je trouve qu’elle dit vrai et c’est très souvent le cas en temps de guerre où ce sont les « petites gens » qui trinquent et à la fin ce sont ceux qui « sont restés bien au chaud » qui portent médailles et couronnes ! C’est encore malheureusement d’actualité aujourd’hui.

Conclusion :

Lorsqu’on voit un tel film, on ne peut s’empêcher de dire qu’heureusement que l’époque des nazzis est terminée. Toutefois, il ne faut pas se voiler la face. On voit bien lorsqu’on lit les journaux, on regarde les journaux télévisés, on consulte Internet que les hommes n’ont toujours pas fini avec la méchanceté et la haine. On pourrait encore faire moult films sur le côté obscur de l’humain malheureusement.

Comme je l’ai dit en introduction ce film est basé sur une histoire vraie. Monseigneur O’Flaerty a vraiment existé et sauvé des juifs et des personnes poursuivies par la gestapo. Il était d’origine irlandaise et né en 1898 et mort en 1963. Que son âme repose en paix !

Après la guerre, O’Flaherty reçoit de nombreuses distinctions dont l’ordre de l’Empire britannique, la médaille de la Liberté américaine avec la palme d’argent et la distinction de Juste parmi les nations de l’état d’Israël.

En revanche, le colonel Kapler a réellement existé et a été emprisonné à la fin de la guerre. Mgr O’Flaerty lui rendit visite tous les mois en prison. Il se convertit au catholicisme. Profitant d’une hospitalisation, il s’évada en 1977 et retourna en Allemagne. Ce pays refusa de l’extrader vers l’Italie et de le juger. Il mourut donc dans sa ville natale, Stuttgart en 1978.

Puisse le monde avoir beaucoup de femmes et d’hommes comme Hugh O’Flaerty !

Happy film !

(12 commentaires)

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    • Newlatine on 29 janvier 2019 at 22 h 30 min
    • Répondre

    J’ai encore la musique de ce film en tête. Ennio Morricone est un génie musical ! Monseigneur O’Flaherty (Grégory Peck ), met un peu d’humour dans ce film grave. Je l’ai vu à la tv 2 fois, il y a plus de 20 ans!!!!!

    1. Un vieux film qu’il ne faut pas hésiter à revoir !

    • Vanille on 29 janvier 2019 at 22 h 33 min
    • Répondre

    J’ai vu ce film la première fois à la télévision, en famille. Nous l’avions beaucoup aimé et avions discuté du film plusieurs jours après. Je me souviens parfaitement de la ligne blanche tracée devant le Vatican !

    1. Effectivement cette ligne blanche est inoubliable !

    • Lida on 31 janvier 2019 at 18 h 56 min
    • Répondre

    C’est un film inoubliable. Mgr O’Flaherty se déguisant en bonne soeur ou en charbonnier entre autres : 😂😂😂😂.
    Je vais voir si je trouve ce film sur Amazon !

    1. Lorsque j’ai vu ton message, je suis allée sur Amazon. Tu peux effectivement le trouver sur ce site pour 14.59 € environ !

    • Tilo on 1 février 2019 at 19 h 31 min
    • Répondre

    Je me souviens de ce film que j’ai vu à la tv avec mes soeurs en 1987. C’est vrai que la musique d’ennio moricone rythme bien le film. Ce serait bien qu’on le repasse à la tv même si c’est un vieux film !

    1. Ah oui, ce serait une excellente idée de repasser ce film !

    • Lila on 1 février 2019 at 19 h 34 min
    • Répondre

    Je n’ai pas vu le film mais ton article me donne envie de le voir. Direction donc Amazon pour le commander.

    1. vas-y commande le, tu ne seras pas déçue !

    • Milly on 1 février 2019 at 22 h 47 min
    • Répondre

    Ton article est très bien écrit et donne envie de voir ce film. Apparemment on peut le trouver sur Amazon. Je vais donc l’acheter. En revanche, j’ai vu plusieurs fois la liste de Schindler. Je pense qu’il ne faut pas forcément comparer les films même s’ils traitent de thèmes similaires.

    1. Tu as raison, il ne faut pas forcément comparer les films. La liste de Schindler est top. Mais il ne faut pas négliger La pourpre et le noir qui nous instruit sur un fait historique !

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